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Connaissance naturelle [ Rp : Leosinne & Kim]
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Kim Lewis

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Dim 25 Aoû - 17:48


Leosinne & Kim∞

Forêt à côté d’Ad’Lucem


La journée est radieuse aujourd’hui. J’ai appris qu’il y avait une forêt non loin d’ici qui recèle les plus belles espèces de plantes. J’avance doucement d’en mon herbier et mon recensement des plantes. Je sais que cette forêt est gardée par les naïades mais je dois dire que je n’ai jamais aperçu ces êtres de la nature. Je bouclais mon sac et pris mon crayon, mes parchemins et un petit encas pour la pause déjeuner. Je partais alors sur le sentier de la forêt, les gens sont très aimables et avant que je ne quitte là ville, je répondais à tous les « Bonjour » que je recevais, c’était vraiment agréable par rapport à notre monde où lorsque l’on dit bonjour, on est trop gentil pour être honnête. Je louais un cheval à la sortie de la ville, il faisait relativement chaud encore pour cette fin d’été et le chemina aurait été bien long.

Le jeune homme me donna une jeune jument à la robe claire, elle était rapide et très calme, ce qui me convenait tout à fait et allait relativement bien avec mon caractère. Je m'arrêtais régulièrement à la recherche de quelques plantes sauvages. Ce monde est vraiment fascinant quand j’y pense. Je regarde le ciel, de gros nuages se forment mais je ne pense pas qu’il pleuve. Je continue mon chemin, l’air est plus frais à présent. Je prends le temps de manger avant de rentrer dans la forêt.

Arrivée dans cette jolie forêt, où les bambous sont rois, je prenais le temps d’observait la faune et la flore. J’attachais ma jument à un arbre un peu robuste et ne m’en éloignait pas, la pauvre finirait bien en viande des chasseurs des alentours. Je relevais le nez et je vis alors un joli garenne. Ce petit lapin mangeait des herbes vertes à côté d’une pierre. Que la nature est belle en ce milieu. Je ne bougeais plus et l’observais, sans doute les plantes sont bonnes pour lui, il faudra que je les étudie. Alors que je m’approchais à pas léger de ce lapin, une flèche siffla dans les airs et vient frapper le pauvre animal. Mon image de belle nature était un peu usée. Le pauvre se tournait sur le côté et fermait l’œil. Il avait mangé un champignon toxique proche des herbes, je devais prévenir le chasseur avant qu’il ne le mange. Je m’approchais alors et je vis une jeune femme arrivait. Ces cheveux étaient bien sales et ses habits viellis. Cela devait faire bien longtemps qu’elle se trouvait ici.

- Bonjour, je suis Kim, je suis botaniste, je suis désolé de te dire que ton animal n’est plus comestible, regarde le champignon qui est là, c’est un champignon toxique, et il a empoissonné son intestin, si tu veux, j’ai de quoi mangé là-bas vers la jument

Alors que je tendais le doigt vers l’emplacement de la jument, je vis que seule la corde restait sur l’arbre. Je mettais égaré quelques secondes et on me l’avait déjà volé, je devrais rembourser le palefrenier.

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"Aimer est le verbe le plus difficile à conjuguer, son passé n'est pas simple, son présent toujours imparfait et son futur toujours conditionnel"

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Dim 25 Aoû - 19:10
Connaissance naturelle
Le soleil se  leva peut de temps après que je me sois réveillée. Éteignant le feu que j’avais pris la peine d’allumer pour éloigner les bêtes sauvage, je pris ensuite mon arc et mon carquois que je glissais à mon dos. Une de mes dagues était à ma ceinture, et j’attrapais l’autre, la gardant à la main. Je me mis en route après avoir mis mon sac de toile à mon épaule, à la recherche de ce pourquoi j’étais là. Dans cette forêt vivrait apparemment une chimère, certains habitants de villages alentours prétendant l’avoir vu cracher des flammes de sa queue serpent et de sa gueule de lion. Peut être n’était ce que des contes pour effrayer les enfants, mais ça valait le coup de venir jeter un œil ici. Peut être trouverais je un autre animal qui pourrait aussi me rapporter gros.

 
Je marchais à pas de loups entre les bambous qui étaient ici rois, une flèche encochée sur mon arc, prête à tendre la corde. J’étais attentive au moindre bruit, au moindre mouvement. Plusieurs fois je tendais la corde ayant entendu quelque chose, s’avérant être un oiseau, ou tout autre animal sans importance. Mon ventre gargouillant me rappela que je n’avais pas mangé depuis la veille au midi. Mes cheveux sales et emmêlés montraient que je n’avais pas pris soin de mon corps depuis plusieurs jours. Je décidais donc de chasser quelque chose pour me remplir la pense, après quoi j’irai me rafraichir à  la rivière que j’avais traversé à gué la veille.
 
Je cherchais un petit animal, je n’avais pas besoin d’abattre une grosse proie, je ne la mangerais pas, et serait obligé de laisser la carcasse derrière moi. J’entendis le grattement d’un petit lapin devant moi. Le vent soufflait face à moi, j’avais donc toutes mes chances. Je tendis la corde de mon arc, et visais, accroupis derrière un buisson, la petite bête. Je relâchais ma corde. Mon trait mortel siffla dans l’air, pour venir se ficher dans sa nuque. Je me relevais, et marchais en direction de l’animal. Une femme se tenait là. Je récupérais ma proie et retirais ma flèche du corps mort, sans lâcher des yeux l’inconnu. Je glissais ma proie dans ma sacoche. La femme ne semblait pas agressive, mais les apparences peuvent être trompeuses. Je réengageais ma flèche sur la corde, sans viser la jeune femme, mais assez tendue pour lui montrer que si elle essayer de me berner, elle finirait comme le rongeur, une flèche dans le cou. J’allais lui demander qui elle était, mais elle me devança.
 
- Bonjour, je suis Kim, je suis botaniste, je suis désolé de te dire que ton animal n’est plus comestible, regarde le champignon qui est là, c’est un champignon toxique, et il a empoissonné son intestin, si tu veux, j’ai de quoi mangé là-bas vers la jument.
 
Après un instant d’hésitation, je lâchais son regard, pour voir ce fameux champignon. Je ne l’avais pas vu venir celui là ! Mon repas vient de s’envoler. Elle désigna une jument, enfin, l’endroit où il devait se tenir une jument. Me présenter n’était pas dans mes habitudes, certains mages utilisant le nom d’une personne pour le faire faire ce qu’il voulait. Je lui répondis tout de même, n’étant pas d’une humeur autant massacrante que d’habitude. Mais mon ton étant toujours aussi froid et cassant, dissuadant pas mal de monde de me répondre. Sauf aux plus téméraires. Ou peut être aux plus fous ?
 
« Je n’ai pas besoin de ton aide. D’ailleurs, je crois que ta jument s’est envolée. C’est une pégase, pour qu’il lui pousse ainsi des ailes ? »
 
Les pégases était rares dans ce monde, et je doute que cette... Kim, puisse s’en occuper d’une si elle les laisse s’enfuir quand elle lui tourne le dos.
 
« Que fais tu ici ? »
 
Je questionnais Kim, pour savoir si elle présentait une menace ou non. Prudence est mère de la sureté. Si elle croit que je vais m’en aller comme ça, ou la laisser s’en aller, elle se trompe énormément. 


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Dim 25 Aoû - 19:42


Leosinne & Kim∞

Forêt à côté d’Ad’Lucem


Alors que j’étais en train de lui dire qu’elle ne pourrait pas manger son repas, elle le rangeait dans sa besace. Hésitante, elle finit finalement par le ressortir et regarder le champignon que je lui montrais. Elle semblait elle aussi connaître ce champignon et fit une triste tête quand elle réalisa qu’elle ne pourrait pas le manger. Je ne pense pas qu’elle pouvait faire ses courses en ville, je connais encore que peu de monde ici, mais je pense qu’elle avait besoin de mon aide malgré le sentiment qu’elle dégageait en cet instant. Je regardais son visage fin Sali par plusieurs jours en forêt. C’était une jolie femme et je me demandais bien ce qu’elle pouvait faire ici, ce sont généralement les hommes qui chassent. Alors que je me posais cette question, la même lui vint a l’esprit, je la regardais, sourié timidement.

Son regard n’affichait aucune expression particulière mais je voyais bien qu’elle n’était pas à l’aise, sa corde était toujours tendu, elle ne voyait sans doute pas grand monde et encore moins quelqu’un qui lui adresse la parole. Sa réponse fut brève et elle l’a dit d’un ton sec. Ses yeux parcouraient les allentours parmi les grands bambous verts de la forêt d’Ad’Lucem. J’étais vraiment désespéré de voir ma pauvre jument éclipsé, alors qu’elle, le prenait avec humour, était-ce vraiment drôle, je venais de perdre plus de 500 po que je devrais au palefrenier. En même temps, il fallait y faire attention. Je me contentais d’afficher un léger sourire.

- Ce n’est pas vraiment drôle hélas vu que j’ai loué cette jument et que je devrais son poids en or au palefrenier. J’étudie les fleurs et les plantes de la forêt, je le recense et les prépare aussi pour l’alchimiste de la ville. Si tu as tué ce lapin avec ton arc, c’est bien preuve que tu avais faim, laisse moi juste de donner ceci.

Je glissais un main dans mon sac et je pris le torchon. Celui-ci contenait un bon petit repas, et il m’en resterait largement assez, je suis toujours beaucoup trop prévoyante. J’avais mis de la viande séchée que je préparais moi-même, quelques baies de mon jardin et une grosse miche de pain. Je lui posais dans son sac étant donné qu’elle avait les mains occupé par son arc. Elle regardait et observait mes moindres mouvements, elle n’était pas habitué à cela et ça se voyait à ses réactions. Après avoir déposait le torchon dans son sac, je lui tournais le dos et allait voir l’emplacement de ma pauvre bête de somme. Le lien ne s’était pas enlevé tout seul, ce n’était pas un voleur, beaucoup trop rapide. Je remarquais une trace de griffe sur l’arbre où s’enroulait le lien. Les entailles étaient profondes, elle n’avait pas été volé mais plutôt mangée.

- Regarde, ce sont des marques de griffes, je pense que ma pauvre jument a servi de casse-croûte, quelle ironie. Et toi, c’est quoi ton prénom ?

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Lun 26 Aoû - 11:19

Connaissance naturelle


(Paul Leautaud) ▽ « La méfiance est toujours pour moi une des formes de l'intelligence. La confiance une des formes de la bêtise. »
Ca s’appelle de l’ironie ma chère. Ce n’était pas censé être drôle. Enfin... Quelle idée de louer aussi. Autant voler ! Et puis, pourquoi voudrait-elle le rembourser ? Elle n’a qu’à filer sans payer, on l’oubliera vite. Cette femme semblait vraiment honnête, et je crois bien que c’est de ces gens là qu’il faut se méfier. Pourquoi ? Parce qu’on ne sait pas quand ils vont faire quelque chose de stupide. Malgré ma réticence, elle me donna tout de même de la nourriture. Je n’eus pas le temps de m’y opposer, qu’elle me la mit dans le sac. J’espérais juste qu’elle ne voulait pas m’empoisonner. Elle retourna ensuite vers l’emplacement ou fut son cheval. Je remis ma flèche dans mon carquois, et tenais mon arc à la main. Elle dit que son cheval avait servi de casse croute, car il y avait des griffes sur l’arbre. Des incises profondes ? C’était peut être la chimère que je cherchais ! Je m’approchais rapidement, pour regarder ces marques ainsi que leur espacement. En effet, c’était une grosse bête qui avait fait ça, et dans ces bois, la seule dont on connait l’existence est ce lion à queue de serpent. Et dire qu’il m’aura fallu un coup de bol pour trouver ce que je cherchais depuis une semaine !
 
« La chimère... » Murmurais-je pour moi-même, sans vraiment m’en rendre compte.
 
Je m’accroupis sur le sol, pour voir ses traces de pas. Assez imposantes et largement espacés, ses empreintes indiquaient qu’elle était partie au pas de course. Je me relevais et suivais les pas rapidement, avant de me souvenir qu’l y avait cette... Botaniste. Je me retournais vers elle.
 
« Si j’étais toi, je resterai là. Sauf si tu as envie de te faire griller, bien entendu... »
 
Ne me soussiens guère de sa réponse, je continuais d’avancer rapidement, suivant la piste des marques qu’il avait laissé. Je ralentis lorsque les pas se rapprochèrent, indiquant qu’il avait ralenti. Il devait être caché dans les taillis, quelque part devant moi. J’armais mon arc d’une flèche, la corde un peu tendue, prête à tirer. Je doutais qu’une simple flèche puisse l’arrêter, même dans l’œil. Surtout s’il la carbonisait avant qu’elle n’est attint son but. Il me fallait donc le devancer de vitesse. J’avançais à pas de loup, prenant garde de ne pas casser la moindre brindille. Le vent souffler en ma faveur, ce qui me facilitait la tâche. J’aperçue sa crinière derrière quelques bambous. Je tendis la corde, visant sa nuque. Une brindille craqua. Ce n’était pas moi. Je me retournais, arc brandit, vers celle qui avait fait ça. Kim. La chimère qui avait fini son repas poussa un rugissement, puis s’en alla au pas de course. Heureusement pour nous, elle devait être repue. J’enlevais ma flèche et la remis dans mon carquois. Je bouillonnais intérieurement.
 
« Tu l’as fait fuir ! Je vais peut être passer des semaines avant de retrouver sa trace ! Et puis, qu’est ce que tu fiches ici, je t’avais dit de rester là bas. »
 
Je me forçais à me calmer. Mais ce n’était pas évidant. Grâce à elle j’avais pu trouver la trace de ce que je cherchais, mais grâce à elle aussi, je l’avais perdu.
(c) AMIANTE

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Lun 26 Aoû - 19:19


 Leosinne & Kim∞

Forêt à côté d’Ad’Lucem


Ma main posait sur l’arbre, je tournais mon regard vers elle dont je ne savais toujours pas le nom. Elle gardait le secret et prenait son temps pour me répondre. Elle fit quelques pas et me rejoignait à côté de cet arbre entaillé. Ses yeux regardaient avec attention ces entailles dont la sève coulait. L’arbre saignait, cette créature lui avait laissé une marque qui aura du mal à s’effacer. Elle dit quelques choses quand elle était à côté de moi, quelques mots que je n’avais pas entendu, sans doute qu’elle avait déjà croiser ces traces sur d’autres arbres de la forêt. Je croyais pourtant que la forêt d’Ad’Lucem était sûre et que les Naïades en assuraient la sécurité. Je sentais que quelque chose avait changer, cette forêt n’était pas comme dans mes souvenirs, les créatures maléfiques ne viennent jamais ici. Qu’avait-il pu se passer derrière ces montagnes noires ? Chasseuse avérée, la jeune femme que je venais de rencontrer était partie sur les traces de cette créature.


Malgré sa mise en garde, je la suivais plusieurs mètres derrière. Je voulais connaître ce monde étrange, l’étudiait, tout savoir et je dois dire que ce travail allait être dur. Je découvrais derrière ses pas les empreintes laissées sur les arbres, les brindilles grillées par le souffle de la bête, les troncs d’arbre cassés sous son poids. Mais qu’est-ce qui nous attendait ? Je sais me défendre mais ce ne sont pas des cours d’Aï-Kido qui vont me permettre d’arriver à bout d’une créature de la sorte. Je devais rester proche d’elle. Un battement d’ailes passait au dessus de moi. Je courais à présent pour rejoindre la chasseuse, ce n’était qu’un oiseau, mais la forêt n’est plus aussi sûre. Je la vis alors face à moi, elle était en colère et me jeta quelques phrases d’un ton âpre.

-  Je suis vraiment désolé ! Tu connais cette créature ? . . . Elle vient sans doute des territoires hostiles mais pourquoi viendrait-elle chasser ici ? Ce n’est pas son territoire et les naïades sont censées protéger cette forêt, as-tu vu  l’une d’elle ?   .

Je ne savais trop quoi lui dire, je n’avais rien à faire là, à part observer les plantes et je dois dire que si une créature les piétine elles ne sont plus d’aucun intérêt. Je connaissais une multitude de plantes et je savais quelle fleur pousse où et cette petite connaissance anodine pourrait nous être bien plus utile qu’il n’y paraît. Je la suivais, elle marchait sur le chemin que la créature avait emprunté. Nous avancions toutes les deux dans la forêt, je ne disais plus rien et me sentait un peu gênante à ses côtés. J’étais attentive à ce qui m’entourait et je ne manquais aucun détail, aussi j’aperçus un morceau de carcasse, sans doute celle de la pauvre jument. Je ne disais rien et l’observait en silence. Je remarquais du lichen aux bords des plaies encore saignantes, je connaissais ce lichen, je l’avais déjà vu sur un bouclier chez un commerçant. Ce bouclier venait des territoires hostiles et le chevalier venait du gouffre maudit. Sans doute que cette créature avait fréquenté cet endroit. Je l’interpellais alors en chuchotant.

- Ce lichen confirme mon intuition, ta créature vient des territoires hostiles et elle doit vivre dans un gouffre

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Mar 27 Aoû - 19:06

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(Paul Leautaud) ▽ « La méfiance est toujours pour moi une des formes de l'intelligence. La confiance une des formes de la bêtise. »
Je regardais autour de nous, vérifiant que la chimère était belle et bien partie. Je reportais donc mon attention sur Kim, qui s’excusa d’avoir fait fuir ma proie.
 
« Des gens de villages voisins disent avoir vu une chimère dans les parages. Personne n’a vraiment su me la décrire, en fait, ils n’ont vu que son ombre et les flammes qu’elle peut cracher. Ces traces dans cet arbre prouve qu’il y a bien une bête énorme qui rode, mais de là à confirmer que c’est cette créature... »
 
C’est vrai, après tout, personne ne l’avait réellement vu, encore moins moi.
 
« Je n’ai jamais vu de naïades, et franchement peut importe ! Je ne sais même pas si elles sont réellement là. »
 
Je ne vois pas pourquoi cette créature devrait venir des territoires hostiles, mais ça ce peut, pourquoi pas. Je me demande bien pourquoi je continuais de perdre mon temps avec cette femme. Je devrais plus me concentrer sur mon objectif. Je repris donc la route, suivant les traces que laissait ma proie. On pouvait apercevoir par endroit ou la terre était humide des empreintes de pas, ou je suivais les branches cassées. Je tenais mon arc à la main, prête à l’armer. J’aperçue sur le bord du chemin emprunté par ma proie un morceau de carcasse encore sanguinolente. Je m’en approchais et me baissais, pour l’examiner de plus près. C’était surement un morceau de la jument, car la viande était fraiche. Des morceaux de lichen semblaient y être accrochés. Ils n’avaient pour moi aucune signification. Certes, je connaissais quelques plantes, mais seulement les plus connues et répandues, que tout le monde connaissait. Mais pour la botaniste, ils semblaient avoir une signification. Elle me dit que cette plante venait des territoires hostiles. Mais que viendrait faire cette bête ici alors ? Je détachais mon regard de la viande ensanglantée, et me relevais rapidement. Il me faudrait plusieurs jours voir semaines pour remettre la main sur ma proie. Je décidais donc d’arrêter ma chasse pour aujourd’hui.
 
« Je crois que je ne me suis pas présentée. Je m’appelle Leo. »
 
Je me rendis compte à sa tête surprise que je vienne de lui donner mon diminutif que j’utilisais lors de mes transactions pour faire passer pour un homme.
 
« Enfin, mon prénom est Leosinne, pas Leo, évidemment. Et je suis chasseuse de monstres, si tu n’avais pas remarqué. »
 
Bien sur, je n’étais pas sur qu’elle ait remarqué cela. C’était un métier en voie de disparition, et qui n’était exercé pratiquement que par des hommes, et non des femmes. Nombre de ceux là sont du genre macho, considérant les femmes juste capables de faire la cuisine et de satisfaire leurs volontés dans leur couche le temps d’une seule nuit parfois. Je répugnais ces hommes là, sachant leur faire savoir si un d’eux s’approchait trop de moi. Enfin, peut importe. Je passais une main dans mes cheveux crasseux et emmêlés, pour enlever les quelques mèches me barrant le visage. Je n’avais pas envie de m’étaler sur ma vie à cette femme.
 
« Bon, je vais y aller... J’ai atrocement faim. »
 
Disant cela mon estomac gargouilla une fois de plus. Je posais une main dessus, plus par reflex que pour autre chose. Je crois que je vais aller me rafraîchir, puis manger ce que Kim m’avait donné. Je me mis en marche, direction la rivière. Je jetais un œil en arrière, et... Vis Kim qui me suivais.
(c) AMIANTE

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Mer 28 Aoû - 18:44


Leosinne & Kim

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Enfin ! Je savais son nom ! Je lui souris à cette annonce, elle n’était pas si sauvage que ça finalement, Leosinne, un nom bien peu commun dans la région. Elle regardait elle aussi avec attention la carcasse de ma pauvre jument, ce devait être un bête vraiment immonde et dangereuse qui avait fait cela, en même temps si elle venait des terres hostiles. Elle me dit qu’elle avait faim et grâce à moi, elle pourrait manger. Elle était chasseuse de monstres, je ne savais même pas qu’il y avait des femmes qui pouvait faire ce métier, mais ce n’était pas courant, et j’étais fière qu’elle impose son nom dans ce domaine. Je trouvais ça un peu risqué quand même bien qu’elle soit bien préparait à un tel métier, c’est vrai, elle se défend plutôt bien. Elle partit en suivant les traces, je la suivais en faisant semblant de regarder les plantes , je n’avais pas besoin de la suivre, juste disons, assouvir ma curiosité.

Nous avancions de plus en plus et allons bientôt sortir de la forêt. Je regardais juste après elle les empreintes qu’elle avait repéré, je ne savais pas vraiment comment elle faisait pour les repérer au milieu de toutes ces feuilles mais elle le faisait bien. Elle m’aperçut dans ses pas, je me contentais de lui faire un sourire, nous arrivions à la rivière et je vois deux hommes avec de larges capuches qui cachaient leurs visages. Ils n’avaient pas l’air très sympathiques, c’est deux là. Alors que mes yeux se posaient sur eux, ils se cachaient derrière un gros tronc d’arbre. Je regardais devant moi. Leosinne relevait son regard mais elle ne les vit pas. Un pont permettait de traverser la rivière mais je voyais de drôle de flacons sous celui-ci. Cette vision ne fit qu’un tour.

- LEOSINNE NON, LE PONT EST PIÉGÉ ! Regarde l’arbre là-bas, deux hommes sont cachés derrière. .

Mon cri les interpella, ils relevèrent la tête et de leurs flèches arrivaient jusque nous. Leosinne ripostait alors. Je ne pouvais qu’admirer avec quelle aisance elle blessa l’un des deux. Elle maniait l’arc beaucoup mieux que moi. Le lieu n’était donc pas sûr, il faudra faire attention si on voulait mangé en forêt, je me demandais qui étaient ces hommes, la forêt est normalement très calme, peut être des brigands, mais pas de chance pour eux, je regarde partout, la curiosité, ça sert des fois !

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Mer 28 Aoû - 20:46

Connaissance naturelle


(Paul Leautaud) ▽ « La méfiance est toujours pour moi une des formes de l'intelligence. La confiance une des formes de la bêtise. »
J’avançais d’un pas rapide vers la rivière, me hâtant pour me débarbouiller le visage, et me remplir la pense. Je jetais un regard en arrière, et vis Kim qui me suivait. Je ne lui dis rien, et j’observais juste un instant son sourire. On arriva à la rivière. Un mouvement attira mon attention, mais je ne vis rien. Ce ne devait être qu’un oiseau. Je continuais donc mon chemin, insouciante du danger. Les oiseaux chantaient dans leurs arbres, et...
 
- LEOSINNE NON, LE PONT EST PIÉGÉ ! Regarde l’arbre là-bas...
 
Je n’eu pas le temps d’entendre la fin de sa phrase, que déjà je m’étais retourné vers cet arbre. Deux hommes sortirent de leur cachette, une grande capuche sur leur visage. Eux aussi armés d’arc, ils tirèrent dans notre direction.
 
« Cache-toi dans les taillis ! » Hurlais-je à Kim.
 
J’encochais une flèche, et visais le premier homme. Mon trait fut mortel, atteignant sa gorge. Il eut le mauvais reflex en l’arrachant, accélérant sa mort. Il tomba au sol, se noyant dans son propre sang. Une flèche siffla vers moi. Je pu me décaler, mais pas assez pour éviter le trait. Il se ficha dans mon bras. Je visais l’homme m’aillant infligé cette blessure. Mon handicap fit dévier la flèche, qui se ficha dans son épaule. L’homme s’enfuit à travers les bambous. J’aurais pu le poursuivre, mais courir avec un morceau de bois fiché dans le bras n’est pas fort pratique. J’attrapais fermement la flèche dans ma main, et l’arrachais sans hésiter. Un petit bruit de douleur franchi mes lèvres, mais j’avais connu bien pire. Je me retournais vers Kim.
 
« Ca va ? Tu n’es pas blessé ? »
 
Elle n’avait pas l’air de l’être.
 
« Merci de m’avoir prévenue. Je ne sais pas dans quel état je serais sinon... »
 
J’essayais de sourire mais cette mimique ne m’était pas familière, et je trouvais qu’un sourire, aussi sincère puisse t-il être, faisait tâche sur mon visage, c’est pourquoi il s’effaça bien vite. Je me dirigeai vers le cadavre de l’homme nous ayant attaqué. Je dévoilais son visage qui m’était inconnu. Un bandit de petit chemin surement. Je palpais ses poches, et trouvais une petite bourse. Je l’ouvris pour regarder son contenu. Elle était remplie de quelques pièces d’or et d’argent. Je me relevais et me tournais vers Kim. Je la lui mis dans sa main.
 
« Tiens, c’est pour toi. Le monsieur là te l’a gentiment donné, pour rembourser ton cheval. »
 
Je jetais un regard au cadavre, avec un sourire amusé. Il disparu lui aussi bien vite. Je m’approchais de la rivière, pour nettoyer le sang qui commençait à coaguler. Je remontais la manche de ma combinaison de cuir rouge, et passais un peu d’eau sur cette blessure. Peut être que ça piquait, mais je ne m’en rendais pas compte, les petites douleurs m’étant désormais inconnues. Je passais aussi un peu d’eau sur mon visage. Je m’assis sur le bord de la berge, sur un carré d’herbe. J’ouvris ma besace, et en sortis le paquet que m’avait donné Kim. Je l’ouvris, et entama mon repas. Cette jeune femme m’avait nourrit, mis sur la piste de ma proie –la fit fuir aussi, certes-, et m’avais sauvé la vie face à ces brigands. Devais-je la craindre ? Ou était elle de bonne fois, et sans animosité à mon égard ? J’avoue qu’il était dur pour moi de faire confiance à quelqu’un, mes années en solitaires me rendant méfiante.
(c) AMIANTE

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Sam 31 Aoû - 15:45


Leosinne & Kim

Forêt à côté d’Ad’Lucem


Mon cri ne fut pas anodin. Très réactive, elle pointa son arme en direction des deux hommes, elle tira, une seule flèche, et sa précision mortelle le fit tomber au sol, l’autre était amoché mais je ne pense pas qu’il recommence de si tôt. Une fois ce bref combat terminait, elle se tournait vers moi. Elle me demandait si je n’étais pas blessé. Non, je ne pense pas, une flèche m’avait frôlé mais j’avais disparu dans les feuillages quelques secondes avant, je regardais de plus près cette flèche, ce n’était pas une flèche d’amateur ou encore une taillée à la main, c’est une flèche du stock impérial il me semble. Je hochais la tête pour lui faire comprendre que je n’avais rien, je voyais bien qu’elle était blessée. Avant qu’elle n’ait le temps de dire quoique ce soit, elle s’approchait de sa victime.

Elle prit une bourse dans sa ceinture et ma la donnait, j’étais un peu gêné de ce cadeau, mais bon, il avait essayé de nous tuer. Je la gardais alors en gage de sa confiance en moi et lui fis un bref sourire. Après avoir caché le corps et lavé les traces, elle se reposa aux bords de la rivière après s’être quelque peu lavé. Sa plaie n’était pas très belle, je ne pouvais pas lui donné le spray désinfectant que j’avais ramené de mon monde, mais je connaissais toute fois un excellent mélange cicatrisant, très efficace, je l’avais déjà testé sur moi et de plus, il était très simple à faire. Je regardais alors dans mon sac et tout en grignotant mon repas, je préparais cette mixture. Elle me regardait faire avec un regard soucieux, je lui souris mais ne lui disait pas ce que je faisais. Je donnais les derniers coup de cuillère en bois et lui tendit, elle regardait la préparation.

- C’est une préparation cicatrisante, très efficace, ce n’est pas très joli au premier regard mais tu seras vite guérie, si tu veux, je t’aide à faire ton bandage, ça peut s’infecter. . . .

Je la regardais droit dans les yeux, elle pouvait lire dans mon regard que j’étais vraiment sérieuse quand je disais ça, ce n’était pas pour rire, et elle pouvait me faire confiance. Ce n’était pas évident d’avoir sa confiance, mais je suis plus têtue qu’une mule comme disent certains en ville, elle m’avait déjà bien aidé, j’avais de quoi rembourser ma jument et elle avait veillé sur moi. Je me sentais impliqué dans sa chasse à la créature, nos terres étaient en danger, et ses déjections rendent les sols infertiles, ce serait une catastrophe pour mes cultures.

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Ven 6 Sep - 17:40

Connaissance naturelle


(Paul Leautaud) ▽ « La méfiance est toujours pour moi une des formes de l'intelligence. La confiance une des formes de la bêtise. »
Assise dans l’herbe, je mangeais à grandes bouchées ce que m’avait donné Kim. Je me régalais de ce repas, espérant juste qu’il n’était pas empoisonné. Cela faisait longtemps que je n’avais pas mangé quelque chose d’aussi bon, et en toute légalité qui plus est ! Je regardais la jeune femme fouiller dans son sac, avec surement un peu trop de curiosité dans le regard, car elle me sourit. Elle me tendit une préparation dans une sorte de bol, que je pris dans mes mains. Je regardais cette texture qui ressemblait à de l’onguent, jetant un regard méfiant à Kim lorsqu’elle me dit que c’était une préparation cicatrisante. Elle ne semblait pas vouloir me berner, et n’était apparemment pas en train de mentir –ou alors elle le faisait très bien-, cependant je restais méfiante. Après tout, je ne la connaissais pas, et elle pouvait être n’importe qui. Je décidais finalement de faire confiance à mon instinct –et aussi un peu à Kim-, et appliqua sans grimacer de douleur cette pommade sur ma plaie. Elle n’avait pas tort, elle était profonde et pouvait facilement s’infecter, surtout à rester ici dans la forêt, sans pouvoir la laver régulièrement. Une fois toute la préparation étalée, je pris un morceau de tissus dans mon sac, et le nouer autour de mon bras à l’aide de mes dents (ben oui, à une main, c’est moins pratique). Le tissu blanc se tinta légèrement du rouge de mon sang au contact de ma peau.
 
« Merci »
 
Dis-je simplement en relevant mon regard vers elle. Mon visage était comme à son habitude fermé, ne laissant pas paraître mes émotions. Je me questionnais intérieurement sur cette jeune femme. Qui était-elle ? Derrière son joli minois et son sourire facile pouvait se cacher n’importe qui. C’était peut être un de ces mages noires qui voulait passer inaperçu. Ou peut être était-ce une mercenaire, quelqu’un qui essayerai de me tuer pour une raison m’échappant, attendant le moment propice pour révéler sa véritable identité. Pourquoi m’aidait-elle ? Les gens que je croise ne sont généralement –même jamais- enclins à partager quoi que se soit avec moi. Personne ne s’était jamais soucié de mes blessures (il y avait bien mes parents, mais c’était de l’histoire ancienne). Et surtout, cette question qui revenait sans cesse. Devais-je lui faire confiance ? Je n’ai jamais accordé ma confiance à qui que se soit. Je ne sais que trop bien à quel point le fait de placer sa confiance en la mauvaise peut mener à une catastrophe. Ma conscience, mon expérience, me confier de ne pas me fier à elle, que tout le monde pouvait représenter un danger. Pourtant, une petite voix s’élevait en moi. Mon instinct était plus effacé qu’à l’accoutumé, et il me soufflait, me disait, m’affirmait, que je pouvais accorder un peu de foi en cette femme qui m’était totalement inconnue. Je cherchais désespérément quelque chose à dire. Tenir une conversation n’était pas vraiment mon fort, je préférais nettement la solitude et le silence. Mais, si on devait manger côte à côte, autant se dire quelque chose...
« Alors, comme ça, tu es botaniste ? Ca doit être... Hum... sympathique comme métier...Quoi qu’un peu trop calme à mon goût. »
 
‘Sympathique’ ? Je me surprenais moi-même. Qu’est ce qu’il y avait de ‘sympathique’ à examiner des plantes toute la journée ? Je préférais nettement l’action, l’aventure, le combat que la passivité. Je regardais Kim tout en grignotant ce repas.
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Dim 8 Sep - 14:50
Leosinne & Kim
Forêt à côté d’Ad’Lucem


Après un petit moment de méfiance, elle prit ma préparation et l’appliqua sur son bras. J’espère que ça allait fonctionner, j’en ai déjà vu l’efficacité mais chaque personne réagit différemment. J’étais relativement fière de moi, Leosinne ne voulait recevoir de l’aide de personne et en aucun cas d’un simple herboriste et botaniste qu’elle ne connaissait que très peu finalement. Peut-être que j’avais réussi à avoir une partie de sa confiance mais pas pleinement, d’après le peu de chose que je savais sur elle, elle vivait dans la forêt depuis un bon moment et sa façon de savourer le petit repas que j’avais préparé me fit chaud au cœur. J’aime aider les gens qui sont dans le besoin, même si bien sûr, je ne doutais pas de sa capacité de se nourrir, elle n’était pas vraiment en besoin d’ailleurs mais je voyais bien que de parler à quelqu’un, et ce fut moi, lui faisait du bien et pour ça, j’étais ému. Elle serra le bandage en serrant les dents, je ne l’aidais pas, je ne voulais m’imposer et devenir trop pesante pour elle, j’en avais déjà fait l’expérience avec Patrick et il m’avait fait comprendre que j’étais usante, donc je m’abstiens à présent. Je regardais l’eau coulait non loin de nous. Elle me regardait manger mon repas, je lui fis un petit sourire timide, la relation qui s’était crée en nous deux était un peu étrange, ce n’était pas encore vraiment de l’amitié mais nous n’étions pas non plus au stade de l’indifférence.

Elle me glissa un simple merci, je souris en guise de réponse. Ce n’était pas grand-chose, mon métier à vrai dire, et c’est pour ça que j’aimais faire cela plus que tout. Je regardais aux alentours, on avait eu la preuve que ces bois n’étaient pas sûrs et que derrière certains troncs d’arbres se cachaient de potentiels dangers. Je gardais donc un œil attentif sur les feuilles qui bougeaient au vent. En regardant autour de moi, je vis que l’eau s’écoulait en un courant très vif comme s’il venait d’un endroit bien plus haut, je me penchais alors pour voir si ma supposition était juste. Je vis alors au loin une grande falaise dont s’écoulait une grande cascade, on ne voyait pas ce qu’il y avait derrière, une idée me vient en tête. Je la gardais pour moi pour le moment. Je me retournais alors car Leosinne m’interpellait, elle me parlait de son plein gré, je n’en croyais pas mes oreilles, je lui souris alors. Elle me posait des questions sur mon métier, le qualifiant de sympathique, ce n’est pas vraiment ce que je dirais. C’était un premier pas de sa part et j’en étais ravie. Je lui répondais alors avec sincérité.

- À vrai dire je ne suis pas que botaniste, je suis également herboriste ce qui donne une grande diversité dans mon travail, je m’en lasse jamais, il y a tellement de potions à créer, à tester pour guérir les nombreuses maladies de ce monde, sympathique, je ne dirais pas ça, je vois des personnes aux bords de la mort et ma seule idée et de leur sauvait la vie, et malheureusement je n’y arrive pas tout le temps. Peut-être qu’il n’est pas aussi risqué que le tien, mais tu sais, j’aimerais bien savoir le battre, je vais être amener un jour où l’autre à me soigner des malades sur les zones de combat, les temps sont rudes et ils n’ont pas assez de personnels au château, heureusement qu’une bonne âme veille sur moi, pourvu que ça dure, et toi, tu es chasseuse de monstre, c’est une vocation ?

Sa question bien que anodine me faisait repenser à de terribles souvenirs qui alimentaient mes pires cauchemars. J’entretiens de très bonnes relations avec l’alchimiste du village et il m’avait demandé la faveur de l’aider à soigner des victimes de la peste. Le roi de Dragflast avait envoyé de terribles monstres pour répandre cette maladie très contagieuse dans un petit village humain isolé. Nous nous sommes rendus sur place, une grande partie de la population avait été décimé et nous luttions comme nous pouvons pour soigner ces personnes mais les bêtes au dehors nous attaquer sans cesse, et je ne savais pas me battre. Nous étions que des proies vulnérables et à cause de notre ignorance pour le combat, nous avions déploré de nombreuses pertes. Depuis ce jour, je voulais prendre des cours de combat, mais je m’étais bien renseigné, il fallait soit intégré une école soit prendre des cours au château, et ces deux options étaient hors de mes moyens. J’essayais de réunir cet argent en travaillant plus. Après ces noires pensées qui traversaient mon esprit, j’écoutais la réponse de Leosinne.

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Dim 15 Sep - 16:52

Connaissance naturelle


(Paul Leautaud) ▽ « La méfiance est toujours pour moi une des formes de l'intelligence. La confiance une des formes de la bêtise. »
Je regardais parler Kim, tout en mangeant avec voracité –sans non plus être une porc- ce repas. Elle disait être passionné par son métier, bien qu’il ne soit pas toujours facile, me révélant que parfois elle ne puisse rien faire pour sauver une vie. Elle m’annonçait aussi qu’elle aimerait savoir se battre, car soigner sur les champs de bataille n’était pas non plus sans risque. Sa question me demanda quelques instants de réflexion. A vrai dire, je ne m’étais jamais posé cette question. J’aimais plus que tout ce que je faisais, ne m’en lassant jamais. Il m’est parfois arrivé de penser à tout arrêter pour mener une vie normale, mais j’y ai vite renoncé. La vengeance que je nourris en moi est trop grande pour que je reste les bras croisés à mener une vie tranquille. La vision du dragon crachant du feu sur ma maison, et les cris apeurés de ma mère puis de mon père me revinrent en mémoire. Cette instant, bien que fugace était d’une intensité remarquable. Je battais plusieurs fois des cils, revenant à la réalité, mettant de côté ma peine. Je tournais mon regard jusqu’à lors vague, pour le poser sur cette jeune femme.
 
« Je n’ai pas toujours chassé les monstres, mais c’est venu assez rapidement. J’aime ce que je fais, et je crois que je ne pourrais en aucun cas vivre sans cette adrénaline qui vit au quotidien en moi. Je vise toujours plus haut, et le danger ne me fait pas peur. Franchement, quand je mourrais, se sera face à un monstre, et personne d’autre. »
 
Je ne disais pas qu’avant, je vivais de vol et autres infortunes, je n’étais pas assez folle pour me dévoiler ainsi ! Parler avec autant de détachement de la mort pourrait choquer quelques personnes, mais en aucun cas moi. N’est ce pas quelque chose de naturel ? Quelque chose qui arrive, quoi qu’on fasse ? Mon regard c’était de nouveau posé sur les flots rapides de la rivière. Malgré mon apparente décontraction, je sentais autour de moi le moindre mouvement anormal, le moindre bruit qui n’était pas causé par le vent dans les branches. Tout semblait calme, ce n’était pas plus mal. Une fois ce repas finit, je me passais les mains dans l’eau fraiche, m’aspergeant le visage de ce liquide pur. On semblait entendre au loin le bruit d’une chute d’eau. Cela expliquerait surement pourquoi le courant était aussi fort. Je me relevais, attrapant mon sac au passage. Je posais mon regard sur Kim. Devais-je lui proposer de venir avec moi ? Ou plutôt l’en dissuader ? Ca pouvait s’avérer dangereux, surtout si elle ne sait pas se battre. Si je lui montrais quelques rudiments, ça lui servirait surement. Je ne sais pas ce qu’il me prenait aujourd’hui, pour être aussi sympathique. Je devais être dans mon bon jour, vraiment.
 
« Si tu veux, tu peux venir avec moi, mais ça peut se révéler dangereux. Surtout si tu ne sais pas te battre... Quoique, je pourrais surement t’apprendre quelques rudiments. »
 
Es claques se perdent, vraiment ! J’avais beau secouer mon cerveau dans tous les sens, rien n’y faisait, je ne voulais pas revenir sur mes propositions. Ca devait être mon meilleur jour, pour agir ainsi. Pourquoi sinon ferais-je cela ? Vraiment, proposer comment se battre à une femme qui n’y connait rien...
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Lun 16 Sep - 22:22
Leosinne & Kim
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Leosinne appréciait le repas que j’avais emmené, j’étais contente qu’elle retrouve l’appétit en mangeant ceci. Elle allait avoir besoin d’énergie , son boulot devait être assez éprouvant. J’écoutais avec attention et l’air songeur son sentiment sur son propre métier. Elle aimait faire ça même si ce n’était pas vraiment une vocation, je sentais que quelques choses avait changé sa vie, son passé, mais je ne me sentais pas assez confidente avec elle pour partager des choses dans le genre. Je me contentais de garder mes questions embarrassantes, et attendait raisonnablement le bon moment. Je croquai à pleine dent la miche de pain que j’avais au préalable sorti de mon sac et écouter ce qu’elle me disait. Du vent faisait virevolter les feuilles dans les arbres, la forêt était calme et un silence prit place, c’était limite étrange après les différents indices qui nous laissaient penser que la forêt n’était plus un endroit sûr. J’observais tout de même avec un regard machinal les alentours, on ne sait jamais.

Après ma petite anecdote et mon air triste en racontant ces événements, Leosinne comprenait apparemment ce que se pouvait-être de ne rien pouvoir faire face à une situation, ne pas savoir se défendre. J’ai toujours voulu apprendre à me battre ou même entrer dans une école de magie mais je suis arrivé dans ce monde à l’âge de 22 ans et je dois dire qu’il s’avérait qu’a cet âge, même les pires élèves de magies sont bien plus efficace. De plus, les écoles de magie était cher comme les cours de défense au château, j’avais bien demandé à un soldat, mais ce n’était pas son boulot m’avait-il dit, qu’il n’avait pas le temps. Elle regardait également la cascade un peu plus haut sur le ruisseau et fit bien évidement le lien entre la présence d’une éventuelle grotte et la présence de la créature. Je savais que si je la suivais se serait sans doute dangereux mais j’avais besoin de briser un peu mon quotidien, un peu d’aventure me ferait pas de mal et si par la même occasion je pouvais apprendre à me défendre correctement ce serait que du bonus. Je sais que ça ne sera pas facile d’apprendre à me battre mais Leosinne serait sans doute une très bonne prof. Elle avait déjà prouvé sa patience à mon égard et je ne pouvais que lui en être reconnaissance.

- Je ne voudrais pas te déranger dans ta chasse mais j’accepte de venir avec toi, j’essayerai de faire mon possible pour ne pas te causer de tord et je serais vraiment ravie si tu m’apprenais à me défendre.

Nous avions enfin fini notre repas, je remettais les torchons dans lesquels étaient emballés les miches de pain dans mon sac et jetais les quelques miettes sur le sol, sans doute quelques petits oiseaux seraient ravis de les trouver ici. Je me levais et étirais mes muscles engourdis, toujours rien aux alentours. Leosinne se levait également, je pense que nous allions aller voir cette cascade de plus près. Je restais près d’elle et la suivait quand elle partit d’un pas décidé.

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Ven 24 Avr - 17:29

ARCHIVAGE DES RPS


Ce sujet n'a pas reçu de message depuis PLUS d'un mois et malgré les relances, il n'y a eu aucune réponse, il est donc ARCHIVÉ.

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