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Je peux me transformer
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Argan Tanguy

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Jeu 30 Nov - 9:51
Art noir et Art larcinTaymon Luc & Argan Tanguy

« Mais qu’est-ce que je fichais ici ? Pourquoi ai-je accepté ce boulot ? » C’étaient les questions que ce posé en boucle Argan depuis son arrivée sur les terres hostiles. Sérieusement, il était doué, mais là, c’était jouer gros. Sans doute, était-ce justement à cause de cela. Le goût à l’adrénaline, le challenge qui dépassait tout ceux qu’il avait l’habitude d’accomplir, et sans doute la promesse de très grande richesse. Il était sans doute déconseillé de se laisser avoir par des idées préconçues, mais en général, les sorciers étaient connus pour posséder tout un trésor d’objet de valeur et magique. En plus, ayant un certain dégoût pour les sorciers noirs, il se disait que ce serait une bonne revanche depuis qu’il avait entendu parler de cette affaire.

Ni les terres hostiles avec ses habitants, ni l’aspect lugubre des arbres et les cris déments de la faune locale ne parvenaient à le détourner de sa nouvelle quête. Les indications n’étaient pas des plus clair, mais après des jours de recherches et d’esquive des autochtones, le maître voleur trouva enfin la demeure de sa cible, et il fallait avouer que cela n’avait rien de… Traditionnel. Le sorcier vivait en haut d’un arbre. Encore, cela faisait petit, mais quand Argan y grimpa, il comprit mieux la chose. En réalité, cela dissimulait un passage menant à tout un réseau de tunnel souterrain, sans doute circulant sous toute la forêt ou du moins en partie. Déjà que ces sorciers s’isolaient du monde en venant ici, voilà que celui-ci allait plus loin en se cachant comme un ermite sous terre.

Avec prudence, Tanguy s’engouffra dans la première grande salle. Pas le moindre garde ou bien dispositif de sécurité repérer. Avec les sorciers, c’était difficile de savoir qu’est ce qui surveiller leurs biens. Cela pouvait être un gardien de chaire ou d’élément, si ce n’était un objet vivant qui surveillait par un œil magique. Le voleur évita donc de passer au milieu du passage, frôlant les murs et se cachant là où il pouvait. Il fut surpris en découvrant cette grande statue trônant en son centre avec ses bougies tout autour et ces symboles maléfiques peintes sur le sol. Tout cela avait un aspect malsain, et donna davantage envie au maître voleur de raccourcir son séjour par ici. Mais où était-il donc tombé ?

"Faudra qu'il revoit la déco ici, il n'a pas très bon goût. Il m'en voudra peut-être pas trop si je l'aidais en retirant une ou deux babioles qui peuvent faire tâche."

Un brin d’humour pour se donner suffisamment de courage pour avancer. L’un de ces couloirs devait sans doute mener à la fameuse salle aux trésors. Le loup usa de ses sens animal pour arriver à ses fins, mais l’odeur ici était étrange. Sans doute à cause de la magie noire qui planait par ici et qui devait perturber un peu ses capacités. Mais par-dessus ses instincts sauvages, ceux que la nature lui avait donner à sa naissance, exister quelque chose de très puissant, l’appel de l’or. Grand voleur, il arrivait depuis un long moment déjà, à localiser l’endroit où se cachait les richesses. Il parvenait à analyser les lieux, faire une topologie de ses « clients » et à savoir où ils pouvaient cacher leurs biens les plus précieux, et cela marcha de nouveau.

Se doutant que des verrous magiques existaient, Argan ne passait pas par les portes, mais par des fenêtres ou petites ouvertures dissimulé et quand il arriva enfin à la salle qui l’intéressait, ses yeux ne manquèrent pas de briller d’envie. Une grande salle éclairer par des torches, où les objets de ma convoitises reposés sur des piédestal en forme de colonne d’un mètre, pas vraiment des piédestaux mais l’idée y étaient. On aurait presque dit qu’ils reposaient là, expert pour lui, qu’ils attendaient que le maitre voleur vienne les prendre tel des fruits sur une place de marché. Alors, Argan ne se priverait pas de faires ses courses aujourd’hui, prenant ce qu’il avait besoin, ou plutôt désirait.

"Papa est arrivé mes trésors. J’espère que vous avez étaient sages, car il est heure de rentrer."
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Taymon Luc

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Sam 2 Déc - 22:39



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Ce jour-ci, j'avais quitté mon repaire pour entreprendre une quête sur laquelle je m'étais déjà penché bien des semaines auparavant. Je m'apprêtais à dérober le Pendule de Malkira. Les légendes ne tarissaient pas d'éloges quant à cet objet magique aux propriétés inconnues mais indéniablement puissantes. Mais la plus connue, et celle qui semblait la plus réaliste, concevait que ce pendule aurait la faculté d'indiquer la position des morts parallèlement à notre monde. Cela m'avancerait considérablement pour mon objectif sacré et indissociable de mes actes. Après de très nombreuses recherches infructueuses, j'étais arrivé à la conclusion que quelqu'un l'avait déjà, et le gardait jalousement. Cette personne n'était nulle autre que Muriel Tageart, une sorcière noire extrêmement puissante qui serait, mais j'étais incapable d'affirmer la véracité de ces dires, en liaison immédiate avec un démon. Après avoir décelé l'emplacement de la cachette du précieux objet, je m'étais immédiatement mis en route.
J'étais apparu dans un opaque nuage sombre à quelques mètres d'une vieille cabane de bois à l'aspect extérieur délabré. Je pris le temps d'observer les alentours pour éventuellement détecter des pièges voire même la sorcière elle-même. Il n'en fut rien. Pas la moindre trace d'un danger. En revanche, je sentais une forte énergie magique émaner de l'intérieur de la maisonnette, ce qui me confortait dans ma mission. Tout en quittant la lisière de la forêt pour pénétrer dans la clairière où se trouvait la hutte, je fis apparaître dans ma main droite mon long et grand bâton magique noire, mon arme de prédilection, celui-ci étant finement et élégamment bien taillé à son extrémité pointée vers le ciel, soutenant une pierre rougeâtre qui rayonnait. Mon capuchon rabattu sur la tête et ma parure en plumes de corbeau virevoltant au même titre que mon ample vêtement de jais, j'entrais en poussant simplement la porte de bois qui claquait continuellement en conséquence des violentes rafales de vent. Ma première impression concernant ces lieux se confirma dès que j'eus mis les pieds dans l'unique pièce, celle-ci étant plus que poussiéreuse. Quelques lichens et mousses poussaient dans des coins de la cabane, et les murs de charpente tenaient par un miracle divin. Mais ce qui retint mon attention n'était autre que cette petite table de marbre rectangulaire, sur laquelle reposait un coffret de bois aux inscriptions dorées qui se distinguaient bien grâce aux rayons lumineux passant au travers des fenêtres brisées. Cela semblait bien trop simple. J'avais la nette impression qu'on me tendait une embuscade tant l'objet m'était tendu sur un plateau d'argent. Néanmoins, je ressentais la puissante énergie du pendule au sein de la boîte, et rien d'autre. Alors, instinctivement, je tendis ma main gauche pour soulever délicatement le couvercle... Quand je fus propulsé quelques mètres en arrière. Je tombais à genoux, le cœur battant la chamade et la respiration haletante. Il me fallut quelques minutes avant de pouvoir me ressaisir. Quand ce fut fait, je me rapprochais de l'objet, décidé à l'ouvrir. Je ne savais pas vraiment de quelle nature était le piège qui m'avait frappé, mais je pensais avoir évité le pire grâce à mes facultés magiques. Aussi, je réitérais l'opération... Obtenant un résultat similaire. Et, alors que je me plongeais dans mes pensées pour trouver une façon d'atteindre le Graal, une voix éreintée par le temps raisonna dans mes oreilles, me faisant instinctivement me retourner vers elle. Muriel se tenait devant la porte, vêtue de ses habituelles guenilles déchirées lui arrivant jusqu'aux pieds, ses cheveux grisâtres et sales s’emmêlant le long de son visage et de ses épaules. Elle laissa une rangée de chicots éclairer son visage malsain, faisant se rider encore plus sa peau.

- Si j'étais toi, j'éviterai de recommencer !
- Tu viens m'empêcher de voler le pendule de Malkira ?
- Moi ? Bien sûr que non hihi ! Je n'ai pas que ça à faire. Tu t'en es chargé tout seul en tombant dans mon sortilège de protection individuelle.
- ...
- Tu ne pourras pas toucher cette boîte tant qu'elle ne sera pas délogée de son socle par quelqu'un d'autre. C'est une simple précaution pour les voleurs de ton accabit, Luc.
- Si tu penses que cela m'arrêtera, c'est que tu me sous-estimes. Je reviendrai m'en emparer, crois-moi.

Légèrement résigné mais surtout vexé de m'être fait berner de la sorte, je tapais une grand coup avec mon arme sur le sol, faisant apparaître une masse de fumée noire autour de moi qui m'avala, me faisant apparaître des kilomètres plus loin, dans la toute première salle de mon repaire. J'adressais une furtive révérence en direction de la grande statue qui trônait au cœur de cette pièce, m'apprêtant à avancer lorsque je sursautais. Quelqu'un était passé par ici. En effet, certains pentacles tracés à même le sol étaient de simples détecteurs. Trop occupé par mon différent avec la gardienne du pendule, je n'avais pas saisi qu'un intrus s'était faufilé dans les méandres de mon antre. Je fermais les yeux, concentrant mon énergie magique pour détecter l'individu. Cela était d'autant plus simple que je connaissais les lieux sur le bout des doigts. Je ne tardais pas à le débusquer, dans la salle contenant la plupart de mes précieuses reliques magiques, pour certaines venant tout droit de légendes que beaucoup ignoraient. Prenant le chemin le plus court, sachant pertinemment quel tunnel emprunter, j'arrivais sur place, voyant enfin le voleur de mes propres yeux, celui-ci me tournant le dos et s'amusant à triturer une bague dont il pensait sans doute qu'elle avait une valeur pécuniaire intéressante. Secouant négativement la tête, je tardais à lancer une offensive, et pour cause. Je ressentais quelque-chose chez cet étrange personne dont j'ignorais pour le moment l'identité. Ce n'était pas un sorcier, mais néanmoins, quelque-chose d'inhumain émanait de lui. Ne prenant pas la peine de m'attarder plus sur ce détail, je donnais un violent coup de bâton sur le sol. Une onde magique invisible se propagea alors en direction du voleur qui tomba à la renverse, une pression s'exerçant sur son corps, le maintenant plaqué au sol par ma magie. Je m'approchais de lui, ramassant la bague sertie d'une pierre pourpre qu'il avait laissé tomber. Je la reposais sur son socle avant de rabattre mon capuchon derrière ma tête, dévoilant mon juvénile et beau visage.

- Qui que tu sois, tu as fait une erreur en venant ici. Et tu vas le payer.

Lâchant un fin sourire machiavélique, je levais mon bâton, prêt à lui asséner un coup mortel en plein cœur. Quiconque osait me voler devait le payer de sa vie. Je ne tolérais pas qu'on puisse s'en prendre aux objets qui représentaient pour certains mon salut. Mais j'arrêtais mon geste au dernier moment, m'arrêtant sur un point important. Cet homme était parvenu jusqu'ici. Cela n'était pas anodin. C'était par ailleurs l'un des premiers à y arriver. Il possédait donc des facultés exceptionnelles quant au fait de dérober des objets. Je repensais ainsi au pendule que je convoitais. Et si... Et s'il pouvait me le récupérer ? J'avais justement besoin d'un voleur compétent pour déloger la boîte du socle, le sortilège de Muriel m'empêchant de récupérer le pendule tant que quelqu'un n'aura pas enlevé le coffret de bois de la table de marbre. Ainsi, j'approchais mon visage de celui qui avait tenté de me voler, laissant mon souffle chaud caresser ses tympans, lui susurrant un froid « Mais je ferai preuve de clémence aujourd'hui. » avant de désactiver la pression magique qui s'exerçait sur lui pour le maintenir cloué au sol. Je me relevais, lui tendant une main pour qu'il en fasse de même.

- Je ne vais pas te tuer. Mais en échange, tu vas accomplir une mission pour moi. Ta vie contre un vol. Je pense que tu n'y vois pas d'inconvénients ? J'ai besoin d'un homme compétent pour récupérer le Pendule de Malkira.

Belzébuth



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Argan Tanguy

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Mar 5 Déc - 11:47
Art noir et Art larcinTaymon Luc & Argan Tanguy

Il y avait de quoi vivre comme un roi, non comme un empereur avec de tels trésors. Argan imaginait le montant qu’il comptait se faire en revendant chaque pièce de ce butin magique. Sans doute, allait-il succombait aux sirènes de la tentation, s’offrir un palais, vivre entourer de serviteurs et se constituer un harem. Participer à de nombreux loisirs si longtemps réservés aux plus favorisé. Ce serait amusant, mais il n’oublia pas qu’il pensait en laisser une bonne partie aux plus démunis justement. Bien qu’il se répétât souvent ce que son mentor lui avait enseigner, l’argent, c’est la liberté, il voulait en faire profiter un peu les autres. Alors donc, qu’il scrutait une bague, une violente force le plaqua au sol, et le fit souffrir, comme si son corps était pris dans un étau.

Grimaçant, il vit se pencher au-dessus de lui un homme déguisé en corbeau, tenant un bâton d’aspect occulte. Le maître voleur n’avait pas besoin de plus d’indices pour comprendre qu’il avait à faire au maître des lieux. Par contre, il fut surpris en découvrant un visage si juvénile sous ce manteau recouvert de plume. Lui qui s’attendait plus à croiser un traditionnel sorcier à longue barbe grise, le visage ridé et des yeux de serpent.

"Dans ce cas... Si vous pouviez juste relâcher un peu votre prose magique... Au moins que je puisse atteindre ma bourse, je dois avoir quelques pièces sur moi..."

Inconscient ? Sans doute, mais Argan, se savait en très mauvaise affaire et se disait que ses chances de survie étaient réduites. Alors, autant profiter du mieux possible du temps qu’il lui restait à vivre pour s’amuser, en faisant un peu d’humour. Mais il ne fallait pas oublier qu’Argan n’était pas un guerrier, le combat, il évitait au mieux. Il cherchait toujours à s’en sortir par d’autres moyens, que ce soit de la manipulation, de diversion ou tout autre ruse possible. Sans doute, avait-il un plan derrière la tête pour se libérer et fausser compagnie à ce jeune garçon. Si tel était le cas, il fallait que la réussite de son idée soit assurée, car le sorcier noir s’apprêtait à l’achever. Mais il ne le fit point. Cela avait-il fonctionné ? On ne le saura sans doute jamais, cela dit, l’homme-corbeau ne lui ôta point la vie, mais lui fit une offre des plus curieuse.

Lui tendant la main pour l’aider à se relever, après avoir rompus le sort, Argan préféra se débrouiller seul pour se remettre sur ses jambes. Le loup se montrait toujours méfiant vis-à-vis des pratiquants de la magie, pour lui, ils étaient bien plus retord que les voleurs, nourris d’ambitions démesurés, car s’ils prenaient le chemins de la magie, c’était pour obtenir toujours quelque chose d’impossible à atteindre. Comme par exemple… Le pendule de Malkira. Sans aucun doute, un objet magique des plus puissants, et justement, impossible à atteindre. Un homme désespérer dirait oui, sur le champ, par peur de perdre la vie, mais la voleur eut comme un déclic, comprenant qu’il possédait à présent, un avantage sur « l’emplumé » qui voulait le mettre en morceaux il y avait quelques secondes.

"Ton marché me semble honnête… Vue comme ça. Mais dis-moi, à quoi devrais-je m’attendre ? J’imagine que ce ne sera pas simple à réaliser, sinon, comment un aussi puissant et… Jeune… Sorcier tel que vous ne puisse lui-même chercher ce pendule ?"

Si Argan devait risquer sa vie, il aimerait savoir ce qui l’attendait un minium là-bas, même s’il se doutait que le sorcier lui mentira, ou omettra quelques détails. Un sorcier était toujours fourbe. Et s’il voulait que ce soit Argan qu’il le fasse, alors cela voulait bien dire qu’il avait besoin de son aide. Et si jamais il rétorquer quoi que ce soit, le maître voleur avait déjà ses répliques en tête. Un voleur était un peu comme un marchand, il devait vendre ses produits ou services, montrer qu’il était le meilleur et que de ne pas passer par lui, serait une erreur. Croisant les bras, il soutenait le regard du sorcier d’un air de défis.
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Taymon Luc

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Mar 5 Déc - 20:30



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Les intrus étaient très rares dans mon repaire, et plusieurs facteurs expliquaient ainsi cette hostilité qu'avaient les étrangers mon mon antre. La première des raisons était le fait que je logeais dans les Terres hostiles, un endroit reculé, malfamé et surtout dominé par les sorciers noirs. Cela effrayait ainsi l'ensemble des voleurs qui désiraient s'inviter dans mes quartiers. Deuxièmement, l'emplacement sous-terrain en rendait l'accès très complexe, voire même invisible. Mais la troisième raison était très certainement la plus importante : j'étais le maître des lieux. Ma réputation ne cessait de croître, et beaucoup d'entre mes paires me craignaient. Ainsi, j'avais peu de soucis à me faire quant à la sécurité des lieux. Ou tout du moins, en théorie. Car cette fois-ci, quelqu'un avait réussi à parvenir jusqu'à mes précieuses reliques. Et, chose étonnante en plus du fait qu'il soit dans cette pièce si importante pour moi, cet homme n'était pas intimidé par ma personne. Il devait pourtant se douter de ma puissance et de mes pouvoirs. Peut-être était-ce mon visage juvénile qui le laissait indifférent et lui faisait penser que je n'étais qu'un pauvre garçon pathétique. Cela ne m'empêchait pas d'aborder une expression glaciale. J'étais en quelques sortes une beauté froide. Aussi, le jeune homme improvisa un peu d'humour alors que je m'apprêtais à l'éliminer, preuve de son courage ou bien de sa folie. Enfin, il refusa mon aide pour se relever, ce qui était assez bête en plus d'être fort impoli. J'avais peu tendance à faire preuve de clémence, alors mieux valait ne pas me contrarier. Heureusement pour lui, j'avais réfléchi très vite dans mon esprit, et j'avais su saisir la bonne opportunité pour lui laisser la vie sauve en échange d'un service. Il n'était pas vraiment en droit de discuter étant donné que je pouvais à tout moment le tuer et ceci à ma guise, mais je décelais chez ce voleur un sens aigu dans l'art de la négociation. Ce point de sa personnalité ne m'étonna guère, d'une part parce qu'il semblait bien bavard, et surtout parce que quand on ose voler de telles choses sans être un sorcier, seule la valeur marchande des objets sont intéressantes ; ainsi, il faut savoir parlementer pour en tirer le meilleur prix. Cette rapide analyse de la personne qui me faisait face m'invita, bien que je lui sois clairement supérieur, à me méfier. De plus, je ressentais toujours cette étrange force en lui, à mi-chemin entre la magie la nature... Je n'étais pas encore capable de définir ce que c'était, mais peut-être me faudrait-il me pencher sur la question en cas d'entourloupe de sa part.

J'avais tort sur un point : je n'étais pas totalement en position de force. J'espérais qu'il ne l'eusse pas compris pour éviter d'abuser de moi, bien que je pouvais trouver d'autres chapardeurs de son acabit dans tout le continent, bien que ceux osant s'aventurer jusqu'ici soient une denrée des plus rares. En effet, j'avais nécessairement besoin de son aide car je ne pouvais pas obtenir le pendule de Malkira seul. Cette maudite Muriel Tageart m'avait piégé, et j'étais désormais lié par un sortilège qui m'empêchait de toucher la boîte contenant la relique aux pouvoirs incommensurables tant que celle-ci se trouverait sur le socle de marbre. En outre, j'avais simplement besoin de cet homme pour déloger la boîte, rien de plus. Je l'écoutais parler, sans sourciller un seul instant, laissant la pierre rougeâtre de mon arme nous éclairer vivement en plus des cristaux azurés fichés ici et là dans les murs de ces sous-terrains. Il posait bien trop de questions, et je n'aimais pas forcément cela. Pour me faciliter la tâche, j'avançais mon bâton lentement jusqu'à son visage, jusqu'à ce que l'extrémité lumineuse lui touche le front. Cela le brûla instantanément, et il lâcha un cri de douleur, mais cela ne dura qu'une fraction de secondes. Devant lui se formait alors une vision de la clairière où je m'étais rendu un peu plus tôt, ainsi que de l'étroite cabane qui renfermait le coffret ainsi que l'objet que je convoitais tant. Je retirais alors mon arme, mettant fin cette recrudescence, et faisant également disparaître la douleur qui était née en parallèle de ces informations psychiques que je venais tout juste de lui transmettre. De plus, il n'y avait nulle trace de brûlure sur son visage. Je me replaçais bien droit, avant de m'exprimer sur tous les détails qu'il venait de constater dans ce court laps de temps.

- Je veux simplement que tu récupères la boîte. La sorcière qui la possède pourrait traîner dans les passages, mais je te surveillerai et je te protégerai d'elle. Quant aux possibles autres sécurités ou pièges qu'elle pourrait te tendre, je n'en ai pas la moindre idée, et peut-être devras-tu faire face à des créatures immondes. J'aimerais éviter d'intervenir, mais je n'hésiterai pas pour le bien de notre accord.

Je me permis d'omettre le fait que la sorcière en question était, d'après les racontars, liée à un démon qu'elle aurait réussi à invoquer dans des temps immémoriaux, le démon Bahumat, et qu'elle pouvait se servir de lui. Je n'avais jamais pu vérifier cette information, mais il ne me semblait pas nécessaire de la confier à notre voleur, déjà peu galvanisé du fait que la seule chose qu'il gagnait était le droit de rester en vie. Néanmoins, je devais rester vigilant, car en cas d'attaque de Muriel à son égard, je devais me tenir prêt à apparaître magiquement pour le protéger. Si cette histoire de démon était fausse, je pouvais la vaincre aisément. Je ne me persuadais pas que le chemin serait de tout repos, et pour cause : j'étais certain de devoir aider cet homme à mener la mission que je lui confiais à bien. Je n'avais rien eu à affronter lors de ma première tentative pour m'emparer du pendule de Malkira, et pour cause : j'étais tombé dans un piège qui m'était destiné. Cette fois-ci, des monstres, des esprits ou d'autres entités encore plus maléfiques risquaient de se dresser sur la route de ceux qui essayeraient de récupérer l'objet magique. Mais je ne doutais pas de notre réussite, ayant peu l'habitude d'échouer.
J'avais évité de répondre à la dernière question, et peut-être l'avait-il constaté. Je n'étais pourtant pas né de la dernière pluie, et, en outre, il était hors de question de dévoiler des quelconques informations me concernant. Je considérais mon incapacité à me saisir du pendule comme un point faible, et ainsi une arme dont il pouvait se servir contre moi. L'ayant très vite cerné, ce qui n'était pas extrêmement difficile, je me permettais d'éviter d'aborder de tels sujets. Il pouvait, s'il le souhaitait, réitérer son interrogation, mais cela ne lui vaudrait rien d'autre que de la colère de ma part. Peut-être pensait-il pouvoir me duper ; il était bien loin du compte, et mieux valait pour lui qu'il se rende compte de ma supériorité.

Je tapais sur le sol avec mon arme. A l'entrée de mon repaire, un cheval noir de jais apparut avec des yeux écarlates. Celui-ci était magiquement programmé pour emmener le voleur jusqu'à l'endroit que je lui avais précédemment montré. Quant à moi, je préférais rester ici à l'observer de loin grâce à mes donc de divination, capable de me téléporter dans cet endroit déjà fréquenté instantanément. Je tendis ma main libre en avant, signe que je désirais sceller ce pacte entre nous. Il ne le savait très certainement pas, mais ce simple geste était magique, autant qu'une signature sur l'un des nombreux contrats que j'effectuais. En acceptant ma proposition, il s'engageait à la respecter, tout comme moi. La moindre entorse aux règles ainsi édictées provoqueraient des sentences irrévocables et dévastatrices.

- Un cheval t'attendra à la sortie. Il te guidera jusqu'au lieu de ta mission. Et n'essaye pas de fuir : j'aurais toujours un œil sur toi.

Belzébuth



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Dernière édition par Taymon Luc le Sam 9 Déc - 15:59, édité 1 fois
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Argan Tanguy

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Ven 8 Déc - 10:11
Art noir et Art larcinTaymon Luc & Argan Tanguy

Argan lâcha un cri de douleur, se disant que soit il l’avait bien cherché, ou bien ce sorcier était réellement sadique. En se voyant projeté autre part, il se disait que cela était donc explicable, mais il demeura convaincu que le sorcier pouvait agir autrement qu’en lui brûlant le front. Après tout, c’était un mage noir, ce genre de personne n’était pas connu pour leur compassion et soucis de son prochain. L’endroit projeté ressemblait à une vielle cabane d’ermite avec chaudron, table en bois et vieux tabouret. La seule chose qui sortait de l’ordinaire, fut ce petit autel de pierre où reposait le dit coffret tant convoité par l’homme-corbeau. Vue comme ça, l’endroit ne semblait sans nul doute dangereux. Mise à part se recevoir un bout de bois provenant du toit, tomber sur la tête ou marcher accidentellement sur un ustensile, aucun danger ne profilait à l’horizon. Mais Argan était bien placé pour savoir que les apparences étaient bien souvent trompeuses. Si le sorcier ne pouvait agir directement, c’était qu’il y avait une bonne raison.

Le voleur exprima une petite moue pathétique en entendant le sorcier mentionner le fait qu’il veillera sur lui, pour le bien de leur accord. Cela semblait si « mignon » dit ainsi, mais il savait qu’en réalité, il avait besoin de lui. Certes, des voleurs, il en existait des milliers sur notre monde. Mais il fallait voir la qualité. Rares étaient ceux arrivant à son niveau. Argan n’était pas du genre à se venter, pas trop, mais il se savait très doué, professionnel. Il n’y avait qu’à voir sa longue liste de prouesse, à croire que rien ne pouvait lui résister comme défis. Ainsi, ils se serrèrent la main pour sceller leur accord. Le sorcier parla d’un cheval qui l’attendait dehors, de quoi faciliter les choses.

"Merci beaucoup pour le canasson, il me sera fort pratique. Bon, ce n'est pas tout, mais j'ai du travail qui m'attend. Inutile de me raccompagner, je connais le chemin de la sortie. Je te ramènes ta boite tout à l'heure." Disait-il en faisant un petit clin d’œil.

Pensait-il en profiter pour prendre la fuite ? Cette idée avait effectivement traversé l’esprit du maître voleur. Travailler pour un sorcier noir, voilà de quoi dégoûter, surtout que le voleur avait une mauvaise expérience avec ces gens-là qui ont fait massacrer les siens. Il pourrait très bien prendre le cheval et s’enfuir, c’était tout à fait envisageable. Mais le loup se sentait obligé de suivre un code de l’honneur. Dans le cas présent, il devait respecter l’accord conclu et remplir ses obligations tel un pacte. Le seul moyen pour lui de s’en y échapper, ce serait que son « partenaire » ou bien « client » manque à ses engagements et rompe donc leur marché. Il se doutait qu’un sorcier noir mentait, et qu’il ferait ça tôt ou tard. Mais n’étant pas idiot, Argan se doutait aussi que l’homme-corbeau eût pris quelques dispositions pour s’assurer de sa pleine coopération.

Argan fut impressionné par la belle bête. Un cheval noir comme la nuit aux yeux aussi rouge que le feu. Et quelle fouge, quelle rapidité, Argan n’eut besoin de diriger l’animal, la créature, sans doute magique, savait parfaitement où aller, sans doute lié mentalement ou d’une autre manière à son maître. En un éclair, il vit défiler le paysage qui changeait rapidement tel un esprit du vent qui voyageait pour finalement arriver à destination. Le cheval laissa descendre le voleur et disparue comme un spectre. Enfin, Tanguy ne fit plus trop attention à sa monture, il observait le repère de celui à se faire dépouiller. Faisant craquer ses doigts, il disait :

"J’imagine que c’est ici. Cela correspond du moins à la vision. Jolie baraque, on doit être tranquille. Enfin… Tant qu’un sorcier noir ne vient pas importuner."


S’approchant du repère de la sorcière, Argan cherchait un moyen d’entrer autre que la porte principale. Entrer et voler dans une cabane se révélait bien plus difficiles que piller un manoir ou bien un château. Dans une grosse structure, les moyens d’entrer sont nombreuses. Des fenêtres, ouvertures dut au passage du temps, une porte dérobée, un rempart, une galerie, etc. Alors qu’une cabane, elle ne comportait qu’une seule porte et parfois une seule fenêtre. Pour être discret, ce n’était pas gagné d’avance. Faisant donc le tour, le maître voleur constata que seule la porte principale était le seul et unique moyen d’entrer. Poussant doucement la porte, il put voir l’intérieur aussi poussiéreux et moisie qu’une… Cabane de sorcière des marais. Il ne fit aucun bruit en ouvrant et ses yeux se posèrent sur le petit coffre qui attendant sagement sur sa table en marbre.

"Salut mon trésor, je suis là. Bon, comment te prendre dans mes bras ?"

Si l’endroit était protégé par une sorcière, de nombreux pièges magiques devaient se tapir dans le coin. Argan opta alors pour passer par la « voie des airs ». Evitant de poser un pied sur le sol, il sauta sur une petite chaise à côté, afin d’éviter de déplancher d’éventuel piège situer sur le sol. Pour le moment tout semblait bien se passer, il n’avait plus qu’à tendre la main vers la boite et s’en emparer.
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Taymon Luc

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Sam 9 Déc - 16:47



Art noir & art larcin
Ft. Argan
 
Il me serra la main en guise d'acquiescement. Notre accord était désormais, et il ne pouvait plus revenir en arrière. Quoique, il pouvait toujours tenter de fuir ou de rendre notre contrat caduc, mais il devait se douter des précautions que j'avais prises. Le moindre faux pas entraînerait de lourdes conséquences, et il se pourrait bien que je finisse par l'achever moi-même, chose à laquelle il avait échappé de justesse suite à ma rapide réflexion.
Je l'ai laissé quitté les lieux lui-même, sachant pertinemment qu'il était aisé pour lui de ressortir s'il était arrivé jusqu'ici. Son énième clin d’œil et son ton rocambolesque trahissait une irrémédiable envie de vivre à n'importe quel prix, mais prouvait aussi combien il était audacieux. J'avais certes pu déceler une grande peur dès lors que le coup de grâce allait lui être porté, mais j'avais bien fait de ne pas me fier à mes premières impressions. Cet homme possédait de nombreuses cordes à son arc, j'en étais persuadé. De plus, je ressentais toujours très fortement cette étrange énergie qui l'animait. Et j'allais peut-être découvrir de quoi il en retournait puisque je quittais à mon tour la vaste pièce contenant l'ensemble de mes principales et plus précieuses reliques magiques. Tandis qu'Argan était grimpé comme convenu sur l'étalon plus noir encore que le cœur d'un sorcier maléfique, je m'aventurais plus profondément dans les sombres dédales souterrains de mon antre. Je marchais lentement, le bruit sourd de mon bâton claquant sur le sol raisonnant au travers des tunnels. Enfin, j'arrivais dans une sorte de grotte, nettement plus reculée que l'ensemble des autres salles de mon repaire. La vision de ce lieu pouvait paraître stupéfiante tant cela semblait trop beau pour être vrai, et pourtant : une immense caverne s'étendait sous mes yeux. Une grande étendue d'eau cloîtrée par les murs de roche reflétait les nombreuses lumières projetées par les cristaux turquoises encastrés ici et là dans les parois. Je m'approchais du bord, m'agenouillant simplement et posant une main à la surface de l'eau. Tout en fermant les yeux, une vague d'ondes agita le liquide, vague dont l'origine n'était autre que moi. Et, tandis que la surface se troublait, ma vision autour de moi changea. Je distinguais désormais non plus l'intrigante grotte dans laquelle j'étais pourtant censé me trouver, mais bel et bien la cabane délabrée qui abritait le pendule de Malkira. J'observais Argan, qui, vigilant, descendait de la monture magique prêtée pour l'occasion. Il prenait son temps, analysant les lieux pour en déceler le moindre piège. Mais, tout comme je le fus plus tôt dans la journée, il fut totalement surpris de constater que rien ni personne ne rôdait ici. L'accès semblait libre. Alors il pénétra dans la bâtisse après avoir vérifié qu'il n'existait pas une autre entrée que la porte. C'était tout à fait compréhensible, car pénétrer dans les lieux par une ouverture annexe aurait été bien plus discret, mais qu'importe. Il entra donc, constatant qu'il était encore une fois seul. Sautant sur une chaise, il tendit un bras, prêt à s'emparer de la boîte. J'esquissais un fin sourire tandis que je continuais d'observer magiquement, satisfait de voir que sa mission était un succès aisé. Mon visage changea du tout au tout quand son corps se retrouva entouré d'une sorte de corde noirâtre qui le tira d'un seul coup à l'extérieur, le faisant violemment rouler au sol. La boîte était restée sur son socle de marbre, bien malheureusement. Le lien qui avait entraîné Argan jusqu'à la clairière d'où il était venu disparut, et tandis que le voleur se relevait, une voix aigrie s'éleva dans les airs.

- Petit chapardeur ! J'espère que tu ne croyais pas que ce serait aussi facile ! Ksssssss !

Muriel Tageart quitta la lisière des bois, montrant son visage usé par le temps. Son corps voûté s'arrêta à quelques bons mètres du voleur, tandis qu'elle lui souriait, montrant ses deux rangées de chicots. Elle tapota doucement ses mains l'une contre l'autre avant de tendre un doigt crochu vers le jeune homme. Je continuais d'observer la scène depuis ma caverne, prêt à apparaître le moment venu. Mais je voulais éviter de me montrer, car pour le moment, la sorcière ne se doutait pas que j'avais envoyé quelqu'un faire la sale besogne à ma place. Pour elle, il s'agissait d'un brigand lambda, comme il en existe ailleurs. Pourtant, je dus me résoudre à passer à l'offensive, et pour cause : à la suite de ses applaudissements, un gigueux de bois animé s'avança à son tour à ses côtés. Celui-ci était vêtu d'un drap noir d'où sortaient deux bras boisés armés pour l'un d'une longue épée aiguisée et pour l'autre d'un bouclier circulaire noir qui devait très certainement être plus résistant qu'il n'en avait l'air. Le visage du bonhomme gigueux représentai une moue triste, ses yeux n'étant que deux trous peints en la couleur de la nuit. Cet être était magique, et je savais très exactement comment il fonctionnait. Cette marionnette n'était autre qu'un réceptacle d'âmes : grâce à une maîtrise très avancée de la magie, Muriel pouvait enfermer une âme dans son pantin pour ainsi lui donner vie, et lui permettre d'utiliser les mêmes pouvoirs que l'ancien propriétaire du dit esprit qui l'habitait désormais. Ainsi, il était clair qu'en plus de son arme tranchante, cet être de bois devait posséder une énergie malsaine et magique. Néanmoins, désireux de constater les capacités d'adaptation de votre ami voleur, je le laissais pourtant seul dans la situation périlleuse qu'était désormais la sienne. Peut-être se demandait-il sincèrement si j'avais menti et si j'allais le laisser mourir bêtement ici. Muriel, impatiente d'en finir rapidement, lança aussitôt son pantin à l'attaque.

- Mendigo, élimine-le rapidement !

Le gigueux réagit instantanément à l'entente de son nom et l'élança en avant, parcourant d'un agile saut les quelques mètres qui le séparaient d'Argan, son épée en avant. Le voleur esquiva en roulant sur le côté, peu satisfait de devoir combattre. L'être de bois animé se rattrapa agilement, chacun de ses mouvements causant un bruit de pièces de bois s'entrechoquant. Muriel avait profité de l'attaque de son « assistant » pour préparer une boule de feu noir, boule qui aurait atteint sa cible si je n'étais pas apparu à ce moment précis entre elle et mon acolyte. C'est dans un nuage de fumée que je m'invitais à la fête, aspirant l'assaut de la sorcière avec la pierre rougeoyante située à l'extrémité de mon arme. Celle-ci se mit à rire en m'apercevant. Elle comprit rapidement que j'étais à l'origine de la vaine infiltration du voleur.

- Je vois qu'on n'a pas perdu de temps Luc ! Tu ne me laisses plus le choix !
- Argan, débarrasse-toi de cet espèce de pantin et récupère la boîte.

Il y avait un autre détail que j'avais omis de préciser. Je connaissais son nom alors qu'il ne me l'avait pas révélé. Cela semblait étonnant, et pourtant l'explication était logique. En lui implant les visions dans son esprit avant de venir ici, j'en avais profité pour observer son inconscient de façon très furtive. Cela m'a été suffisant pour apprendre son nom, chose assez utile quand on sait qu'il ne possédait pas le mien. Ou tout du moins, jusqu'à ce que cette maudite sorcière ne me nomme. J'allais justement lui faire ravaler ses paroles, m'apprêtant à lancer un sortilège. Mais pour Argan, un problème subsistait : la marionnette de bois s'élançait à nous vers lui, et il allait devoir l'affronter.

Belzébuth



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Argan Tanguy

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Hier à 10:03
Art noir et Art larcinTaymon Luc & Argan Tanguy

Les choses ne se passaient jamais comme prévues, combien de fois le maître voleur à dû l’apprendre à ses dépens. Bien que se montrait vigilent concernant le sol, le véritable piège semblait venir d’ailleurs. La boîte était en sa possession, il aurait sans doute pu s’enfuir avec et le tour était jouer. Pourtant, la conclusion de cette histoire était bien loin encore. Pendant un bref instant, le loup se vit lié comme par enchantement à une sorte de corde, et la seconde qui suivit, il fut traîné en dehors de la cabane pour atterrir entre les arbres. Bien qu’il fût surpris et un peu effrayer, il n’avait pas perdu son sang-froid et avait tenté sans succès, un de ses couteaux pour se libérer. Mais cela semblait être inutile, car le cambrioleur fut délivré de ses liens comme il en fut entravé.

Ce fut alors qu’apparu une horrible vielle femme voûtée. L’image typique de la sorcière hantant la forêt et les marais, édentée, voûté comme un bossu, le visage ravagé etc. Se remettant sur ses pieds, Argan se demandait bien pourquoi, si les sorcières étaient si puissantes, n’utilisaient pas de sort pour rester jeune et belle. Après tout, à quoi bon pouvait servir d’avoir de si grands pouvoirs, si ce n’était que pour vivre dans une cabane pourrissant sous les champignons, la mousse et avoir une apparence assortie à une telle ruine.

"A vrai dire brave femme, si je pensais que ce serait facile, je ne jouerais pas les saltimbanques sur votre mobilier."

Soudain, une grande silhouette sortit de l’ombre. Elle devait dépassait le voleur de plusieurs têtes, et même si son aspect était quelque peu grotesque, il fallait avouer qu’il avait quelque chose d’effrayant. On aurait dit un arbre hanté, ayant pris vie pour se mouvoir et tuer dans une forêt sombre, ayant deux yeux aussi noirs que les ténèbres. Un pantin maléfique quoi. Argan se mit sur ses gardes et se demanda si oui ou non, son nouvel « ami » sorcier viendrait le sauver. Si ce n’était pas le cas, il pourrait considérer cela comme une rupture de contrat. Ainsi, s’il survivait, il pourrait s’enfuir sans remords. La sorcière cracha un ordre et le grand bout de bois se lança, arme déployer sur le voleur. Ce dernier esquiva de justesse en roulant sur le côté et revenir sur ses deux jambes.

"Allons Mendigo. On n'a pas de raison de se battre. Tiens, tu veux un produit contre les termites ?"

Sans doute, Argan se mit à souffler intérieurement en voyant le sorcier apparaître enfin et confronter la sorcière. Bien que cela l’obligeait alors de respecter sa part du marché, au moins le combat devrait être plus facile au moins. Mais comment le sorcier pouvait-il connaître son nom ? Sans doute un « truc » de magie, un petit sort discret. Comment savoir avec les sorciers, ils faisaient tout par-derrière, ce n’était pas facile de leur faire confiance, encore moins à un voleur, car le voleur lui, ses manœuvres étaient celle d’un humain lambda qu’on pouvait facilement déjouer, alors qu’un sorcier, ça se montrait bien plus fourbe comme un diablotin. Enfin bref, se tapant les mains, Argan se prépara à poursuivre son échange avec la « Vielle branche ».

"Bon Mendigo, c’est à dernière chance. Ou bien tu retournes dormir avec les autres bouts de bois, ou bien je me sers de toi pour un bon feu."

Est-ce qu’Argan pensait vraiment pouvoir résonner le pantin maléfique de la sorcière ? Non sans doute que non. Il se doutait que la créature était à cent pour-cent sous le contrôle de la vielle femme et qu’il se battrait aussi longtemps que sa maîtresse le lui ordonnerait ou qu’il tienne encore debout. Argan savait donc qu’il n’aura pas d’autre choix que de le combattre et que ses autres talents passant par la ruse, comme de belles paroles ne lui serviront à rien. Le tronc vivant rechargea de nouveau, et le voleur esquiva encore se jetant sur le côté avec agilité. Ce n’était pas avec ses lames qu’il arriverait à faire beaucoup de dégâts. Il faudra agir de manière stratégique. Mendigo, si tel était son véritable nom, retenta d’attaquer en assénant un coup vers la tête du voleur. Ce dernier l’évita encore, et il se glissa dans le dos de la chose. Sortant juste les griffes, il s’agrippa sur le manteau du monstre et grimpa le long de son dos.

"Maintenant tu vas te calmer ! Je préfère les arbres qui se tiennent tranquille comme cela."

Malgré que le géant de bois s’agitât pour faire le loup, Argan resta bien agripper, bien heureux de voir que la chose avait un peu de mal à frapper ou atteindre ce qui était dans son dos. Sans perdre une seconde, le voleur frappa de nombreuses fois au niveau de l’arrière de la tête difforme du monstre, avec sa plus grosse dague. Il n’était pas très connaisseur en magie, mais il se disait que logiquement, quand on détruisait la tête, on mourrait, ou du moins l’être s’en retrouverait affaiblit.
©️ YOU_COMPLETE_MESS



Un loup ne lâche jamais sa proie.

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